J'écoute : Le concert des piafs dans ma cour au petit matin
Je regarde : Les nuages qui jouent aux autos-tamponneuses
Je lis : Courrier International
Je cite : J'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre (Blaise Pascal).
Je pense : même la nuit
Je rêve : de pays lointains
(mis à jour samedi 4 juillet 2009 à 12:20)

19/01/2012

19/01/12 - 12:50

Hommage à Gustav Leonhardt


JS Bach Quatre petits préludes (Gustav Leonhardt) par LGNO

Gustav Leonhardt (1928-2012)

Même si certains n'aimaient que modérément son jeu strict et rigoureux, dépourvu de fioritures, c'est un très grand Monsieur du clavecin et de la musique baroque qui vient de disparaître.

01/01/2012

01/01/12 - 16:16



Je vous souhaite à tous une très belle année !
Il parait que cette année sera bisexuelle, c'est un événement à ne pas rater.


28/12/2011

28/12/11 - 16:24

Topographie historique


Gamin, je pouvais passer plusieurs heures à rêvasser sur une simple carte routière. Là où d'autres ne voyaient que gribouillis sans intérêt, j'avais compris que tous ces traits colorés et ces signes cabalistiques recelaient de grands secrets, et pouvaient révéler à qui savait les déchiffrer tout un univers de collines verdoyantes, de torrents impétueux, de villages assoupis, de forêts mystérieuses, de cités trépidantes, de panoramas grandioses, et de routes (nationales, forcément). Tel un livre d'image, chaque feuillet devenait avec un peu d'imagination un paysage vivant et animé, que je pouvais parcourir pendant des heures avec la curiosité d'un explorateur en pays inconnu. Cet amour de la topographie confinait à la passion : pendant que les autres garçons de mon âge rêvaient de petites voitures, moi je demandais que l'on m'offre des cartes Michelin, qui suffisaient pleinement à mon bonheur. Il m'arrivait même de passer des après-midi entières à dessiner des cartes de pays imaginaires. Mes parents, mi-inquiets, mi-amusés, laissaient faire, pensant probablement que c'étaient là les signes d'une vocation précoce de géographe.

Bien que les bizarreries de l'existence ne m'aient finalement pas conduit à faire carrière à l'Institut Géographique National, je n'ai jamais complètement renié cet amour de jeunesse. Par exemple, en voiture je demeure un copilote hors pair, et je me fais fort de guider tout conducteur et son véhicule à bon port – sans GPS bien sûr – pourvu que je sois équipé d'une carte digne de ce nom, c'est-à-dire suffisamment détaillée. Et c'est aussi pour cela que la découverte fortuite d'un paquet de vieilles cartes Michelin oubliées dans un placard, chez mes parents, a réveillé récemment chez moi un peu de cette excitation toute enfantine.

Aussi, je ne résiste pas au plaisir (que vous partagerez ou pas, peu importe) de vous faire découvrir ce montage de quelques planches, qui révèle de façon un peu terrifiante comment l'urbanisation galopante peut bouleverser un paysage en l'espace d'un demi-siècle. Laissez-vous guider, et bon voyage !




26/12/2011

26/12/11 - 22:14

Vue de ma fenêtre ce soir


(spéciale dédicace à Ormegris)



Bon bout d'an à tous les Gayiens de ma connaissance - et aux autres aussi.

19/12/2011

19/12/11 - 22:48

Le jeu des sept Noëls


Règle du jeu ici

1 - Le train électrique que j'ai reçu en cadeau, et que mon oncle accapare pour y jouer tout seul.
2 - La seule gifle que ma mère m'ait jamais collée, devant toute la famille réunie, en plein repas de réveillon (en plus c'était une parfaite injustice).
3 - Mon premier vélo, première étape sur la route de l'indépendance.
4 - La mort de ma grand-mère un jour de Noël. Etant très croyante, c'est sans doute la plus belle mort dont elle pouvait rêver.
5 - La chanson des Poppys : "Non, non, rien n'a changé".
6 - A la montagne, des parties endiablées de "plastique hystérique" (sorte de luge primitive).
7 - Noël indonésien, ambiance totalement décalée d'une plage tropicale dans un lieu paradisiaque.

05/12/2011

05/12/11 - 22:03

(pub)




Invitation aux amateurs de musique ancienne...
J'y serai (dans l'octuor vocal).

03/12/2011

03/12/11 - 13:51

Pour ou contre le nucléaire ?




Ca mérite réflexion ;-)

12/11/2011

12/11/11 - 21:53

Les Indignés de la Défense (suite)




Ils ne sont peut-être qu'une centaine "d'irréductibles" à se relayer depuis une semaine, jour et nuit, pour occuper le parvis de la grande arche. Chaque jour ils voient défiler des milliers de visiteurs, qui viennent là parfois par simple curiosité, plus souvent pour discuter, pour offrir un peu d'aide matérielle, et surtout pour témoigner de leur sympathie et de leur soutien.

A première vue leur camp en plein air ressemble à tout sauf à un rassemblement militant : on y mange, on y discute, on y joue aux cartes, ou bien on y gratte la guitare sur un matelas à même le sol. Mais au delà des apparences d'un joyeux foutoir, il y a un bel exemple d'organisation autogérée : cuisine, snack-bar, consigne à bagages, espaces de repos, point d'information et de communication, forums de discussion, tout est prévu, même un atelier pour occuper les enfants. Pas de leader, pas de hiérarchie, la démocratie directe a l'air d'y fonctionner pas si mal.











J'ai été très aimablement invité à prendre une boisson chaude à la buvette, et quand j'ai sorti mon porte-monnaie histoire de signifier concrètement mon soutien, le jeune homme barbu qui tient la cambuse m'a expliqué que l'argent n'était pas accepté, qu'il n'avait pas cours ici, mais que en revanche si je voulais aider je pouvais apporter des denrées ou du matériel. Je suis donc allé acheter des biscuits et des boissons, qui ont rejoint le stock de la "cantine", essentiellement alimenté par les sympathisants du mouvement. Il n'est pas rare, m'a-t-on dit, que les passants apportent des paniers de croissants ou des cageots entiers de fruits frais.



Tout autour, les barrières, les parapets, les dalles du parvis sont couverts de petits pannonceaux en carton, portant des slogans drôles, poétiques ou incongrus, et le plus souvent très pertinents. Ce sont les contributions des indignés de passage, qui ont trouvé là un espace pour exprimer librement leur juste colère, leur ras-le-bol d'un système en faillite, et leur espoirs les plus fous d'un monde qui fonctionnerait selon un autre logiciel.



Les CRS occupent le parvis tout autour, pas franchement discrets. En ce moment ils se contentent de venir faire de temps en temps une petite tournée dans le camp, accueillis par des chansons et des applaudissements sarcastiques. Mais cela n'a pas toujours été le cas (voir le commentaire de berjoi dans mon post précédent). La semaine dernière ils ont attaqué violemment les campeurs, détruisant leur tentes et leurs abris. Depuis, tout le monde dort en plein air, malgré la pluie et le froid.

Si vous y passez, apportez-leur de la bonne humeur, des idées, du café, et surtout un grand sourire, rien ne leur fera plus plaisir. Ils ne sont pas désabusés, ils osent penser autrement, et je crois qu'au moins pour celà ils sont dans le vrai, et que notre monde malade aurait tout à gagner à écouter les belles utopies qu'ils portent en eux.




12/11/11 - 09:41

Je m'indigne, tu t'indignes, il s'indigne...




Depuis quelques jours, les indignés occupent le parvis de la Défense.
J'irai cet après-midi y faire un tour pour leur apporter mon soutien.

Je ne me supporte plus, à rester dans mon coin sans rien dire ni rien faire, face à la dictature des grands groupes économiques et financiers, au cynisme des spéculateurs, au totalitarisme des agences de notation, et à la lâcheté des politiques.

A plus...



02/11/2011

02/11/11 - 22:46

Eté indien




(arrêtez, vous allez me faire rougir...)

30/09/2011

30/09/11 - 22:02

La toute dernière nouveauté high-tech





23/09/2011

23/09/11 - 19:56

Les causeries scientifique du Professeur Bingham (8) :

En Suisse les trains (de particules) arrivent en avance





L'effervescence était à son comble aujourd'hui dans le petit monde des physiciens des particules. C'est quasiment la révolution. Des chercheurs ont mesuré le temps de parcours d'un paquet de neutrinos voyageant entre la Suisse et l'Italie et ont constaté qu'ils se promenaient à une vitesse (légèrement) supérieure à celle de la lumière. Après un parcours souterrain de 730 km, 534 m et 61 cm (merci la précision du GPS) ces particules générées au CERN, près de Genève, parviennent dans le détecteur du Gran Sasso, dans les Abruzzes, avec une avance de 60 nanosecondes sur l'horaire prévu, c'est à dire 60 milliardièmes de seconde.

So what me direz vous ? Pas de quoi grimper au rideau pour si peu…
Eh bien si, car cela remet en question l'un des piliers fondateurs de la relativité, qui affirme que la vitesse de la lumière est une limite qu'aucun objet ne peut dépasser.
Einstein avait déjà imaginé les conséquences exotiques d'une telle hypothèse, en soulignant que si un voyageur se déplaçait plus vite que la lumière, il pourrait se voir en train de cheminer vers l'endroit où il se trouve déjà… Il y aurait de quoi être troublé.

Evidemment, cette découverte suscite déjà les interprétations les plus audacieuses, voire les plus farfelues, même de la part de scientifiques réputés pour leur sérieux. Elle pourrait bousculer le principe de causalité, qui dit que l'effet ne peut précéder la cause d'un phénomène. D'autres invoquent la possibilité que ces particules aient pu prendre un "raccourci" en voyageant dans une cinquième dimension de l'univers. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des dimensions supplémentaires sont appelées au secours en théorie des particules.

Pour l'heure, les auteurs de cette découverte, et les spécialistes de la question, restent prudents, et attendent que ce résultat soit confirmé par de nouvelles expériences avant de se risquer à émettre une explication solidement étayée – ce qui prendra certainement encore pas mal de temps.

Wait and see, donc.

08/09/2011

08/09/11 - 08:49

Kharacho aux pays des kangourous (3) : Uluru


Uluru pour les aborigènes, Ayers Rock pour les européens, symbole incontournable de l'Australie, est situé exactement au centre du pays, tel le nombril de cet immense continent. Ce monolithe de grès rouge de 350 m de haut domine de sa puissance tranquille le désert alentour, tel un monarque solitaire veillant sur un royaume oublié.



On comprend aisément que les premiers habitants de la région aient sacralisé ce lieu, émergé selon eux à l'emplacement de la bataille que se sont livré de puissants ancêtres. Aujourd'hui encore, des cérémonies rituelles - et plus ou moins secrètes - se déroulent dans les grottes au pied du rocher, et les aborigènes conseillent de ne pas en faire l'ascension, pour ne pas troubler les esprits qui y reposent. Mais beaucoup de visiteurs passent outre.

Personnellement, j'ai préféré rester en bas, persuadé que c'était encore le meilleur endroit pour profiter de la magie du site. Et admirer le spectacle étonnant des changements de couleurs qui rythment sa journée.











01/09/2011

01/09/11 - 10:28

Kharacho aux pays des kangourous (2) : on the road.




La Stuart Highway traverse toute l'Australie, comme une balafre du Sud au Nord. En pratique elle est à peine plus fréquentée qu'une départementale corrézienne. L'horizon, hypnotique. Le point de fuite, obsédant. Des centaines de kilomètres de bitume dévorés sans s'en apercevoir. Cruising speed, 130 km/h. Musique à fond : Haendel ou ABBA. Contrairement aux apparences, Haendel se marie merveilleusement avec les paysages désertiques. Et ABBA, bien sûr, parce que l'Australie, et parce que Priscilla.





De temps en temps, une pompe à essence émerge du néant, un bistrot-épicerie-motel, arrêt obligatoire pour faire le plein de carburant et de café.





Plus loin, un point d'eau, un ranch, un enclos qui laisse supposer la présence éparpillée d'un troupeau de moutons. Je pense aux gens qui y habitent à l'année...



Heureusement, contre le risque d'assoupissement il y a les camions. Les fameux Road Trains, ces monstres qui peuvent faire jusqu'à 60 m de long, et qui font trembler les vitres quand on les croise. Rien ne semble pouvoir les arrêter. Quant à les dépasser, c'est du sport.









Patrick, c'est sûr, il a un beau bahut. Mais sur le moment je n'avais pas tellement envie de le rencontrer de plus près.


28/08/2011

28/08/11 - 14:46

Scoop...


Il paraîtrait que Mouammar Kadhafi a pris la fuite et que personne ne sait où il se terre.

En exclusivité pour GA, je vous livre une info qui va faire du bruit : je l'ai croisé il y a moins de deux jours, en train de siroter tranquillement une bière à la terrasse d'un bistrot de Darwin. Et il ne se cache même pas. La preuve :




27/08/2011

27/08/11 - 21:49

Kharacho aux pays des kangourous (1)


Tel le boomerang, je suis de retour.
Avoir la tête en bas, finalement ce n'est pas si compliqué, on s'y fait assez vite.





En revanche, je trouve qu'il faut beaucoup plus de temps pour s'adapter aux voitures qui roulent à gauche (traverser les rues, quelle angoisse !) et au soleil qui roule à droite (prévoir dans quel sens l'ombre du parasol va se déplacer, quel enfer !).

Quelques cartes postales et "clichés" très australiens pour commencer.











La suite viendra sous peu, promis, mais dans l'immédiat j'ai un différend à régler avec le décalage horaire.




30/07/2011

30/07/11 - 13:10

Upside down


Ces jours-ci, quand on me demande ma destination de vacances, je me contente de pointer du doigt la direction située exactement sous mes pieds. Heureusement que je ne suis pas superstitieux.



Si je parviens à réchapper des kangourous, araignées, serpents, crocodiles, requins, méduses-boîtes et autres bestioles sympathiques, je vous raconterai, promis.


23/07/2011

23/07/11 - 09:31

Epitaphe


J'ai repoussé de jour en jour l'écriture de ce post. En sachant qu'il me faudrait en accoucher tôt ou tard, comme une figure imposée, un rituel incontournable pour tourner la page, avant de reprendre la route.

Cet après-midi là, quand le nom de J* s'est affiché sur l'écran de mon portable, avant même de répondre je savais. Je savais que c'était fini, que tu venais de tirer ta révérence. Une bouffée de panique m'a submergé, intense et brève, suffisamment brève pour que je puisse aligner quelques mots sensés à J*, qui n'en menait pas large, lui non plus.

Il y a eu la cérémonie, très sobre, tu l'avais souhaitée ainsi, seulement un bouquet de fleurs cueillies dans ton jardin, ça ne m'étonne pas, tu disais toujours que tu détestais les chichis. J'ai retrouvé tes amis, que je n'avais pas vu depuis des lustres, au fond j'étais content de les revoir et de bavarder un peu avec eux, le soleil était magnifique, la lumière du midi insolente de beauté, nous étions comme à une partie de campagne, nous nous disions en plaisantant que tu serais bien installé, un peu à l'écart des autres, près du gros cyprès. Et puis chacun est retourné à son quotidien, un peu étourdi, un peu désemparé.

Les jours suivants, c'est devenu plus compliqué. C'est alors que tout affleure, le courant remonte des profondeurs de la mémoire, dix ans de vie partagée qui déboulent en vrac, sans crier gare, les souvenirs se bousculent, on aimerait y remettre bon ordre mais rien à faire, tout explose à la gueule, les images, les émotions, les mille et une petites choses qui ont fait notre vie au quotidien, pour le meilleur et pour le pire, comme on dit. Le plus étrange, ce sont les petits détails ressuscités grâce aux messages affectueux des amis qui me parlent de toi. Je pourrais en faire un portrait chinois. Ou un inventaire. Une moustache, un accent méridional, un bougainvillier, le désert Mojave, des verres en cristal, un humour malicieux, des yeux bleus comme des lames d'acier, une partie de luge, Cosi fan tutte, la Méditerranée, un pain au chocolat, un café-clope, une soirée de carnaval, la baie de Naples un matin de brouillard…

Et puis il y a les rêves, incongrus, dérangeants, parfois érotiques. Nous nous sommes retrouvés il y a quelques nuits, et il me plait de croire que nous avons fait l'amour une dernière fois, à titre posthume.

Nous ne nous étions pas beaucoup vu ni parlé ces 15 dernières années. Les séparations abiment toujours les gens, ceux qui s'en vont comme ceux qui restent. Tu m'en voulais encore, je le sais. Et pourtant nous savions aussi, tous les deux, combien notre histoire avait été importante, pour l'un comme pour l'autre. Je fus l'amour de ta vie, tu étais le premier homme que j'ai vraiment aimé.

Le cancer te rongeait, tu le savais, nous le savions, il n'y avait rien à faire, qu'à attendre. Il t'a eu. Crac. C'est fini. Tu n'auras plus jamais mal aux dents, comme dit l'autre. Et tant pis pour ceux qui restent. Ils n'ont pas d'autre choix que de continuer leur chemin, en trimballant comme ils le peuvent leur grande malle pleine de bonheurs et de chagrins, jusqu'à ce que leur tour arrive.

Tu aurais eu 68 ans cette semaine. 68 ans, c'est vieux pour les uns, c'est jeune pour les autres. Allez savoir…

Mais je ne tiens pas à te garder rien que pour moi, je peux encore partager un petit morceau de toi, juste une image, je ne pense pas que quelqu'un s'en offusque, il y a même peut-être ici des gens qui t'ont connu, qui sait ?

Parce que, en plus, tu étais beau gosse - et pas seulement de gueule, à l'intérieur aussi.



04/07/2011

04/07/11 - 21:27

C'est l'été (variante)




19/06/2011

19/06/11 - 18:36

Pour les amateurs de chats, minets, matous, greffiers et autres félins


(et Dieu sait s'il y en a ici, hélas !)



Que les plus choupinous, les plus mignons et les plus craquants m'envoient leur photo, je les convoquerai ensuite à un entretien en tête à tête, pour départager les ex-aequo.