26/10/2007
Je me retire au désert... quelques jours.
Bises et à bientôt. 20/10/2007On n'arrête pas le progrès
Ma bonne vieille clef USB est morte, de sa belle mort. N'ayant pas l'abnégation des veuves d'antan, j'ai réduit la période de deuil au minimum et me suis précipité chez mon fournisseur habituel de matériel informatique, avec la ferme intention de la remplacer. Au rayon des accessoires, j'ai découvert ébahi que sous l'apparence anodine d'une clef servant à USBétiser ses fichiers, et pour un prix modique, on pouvait s'offrir de nos jours un gadget magique remplissant également les fonctions de balladeur, de dictaphone, de récepteur radio, de réveil et d'agenda. Et tout ça dans un volume total de 5 centimètres cubes. Ebloui par tant de prouesses technologiques (merci M. Albert Fert !), et par les beaux yeux d'un vendeur abusant de son charme de façon déloyale pour arrondir sa prime de résultat, je me souviens à peine m'être laissé piloter jusqu'à la caisse, avoir tendu ma carte bleue, et être parti en disant merci, je crois. Je n'ai repris mes esprits qu'à l'air libre, mon nouveau jouet entre les mains. Deux jours plus tard j'en suis encore à explorer les possibilités de cette petite merveille, je n'ai pas terminé la lecture du mode d'emploi, et je ne désespère pas de découvrir que ce machin fait aussi grille-pain et fer à repasser de voyage.
En attendant voilà que je me laisse aller à déambuler dans Paris l'air absent, les oreillettes vissées sur le conduit auditif, indifférent au monde qui m'entoure, comme tout un chacun. Je me demande si j'ai bien fait...
17/10/2007La veille du lendemain
Lu le 17/10 dans "Le Monde" du 18/10 :
"... le mouvement de grève et de protestation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite semblait devoir être largement suivi."
C'est toujours amusant de relever les contorsions de langage auxquelles s'oblige un quotidien qui est diffusé la veille du jour officiel de parution, et qui est censé être lu le lendemain du jour où il est écrit.
14/10/200708/10/2007Echelle inversée
Entendu ce matin à la radio : "Les pratiques sociales doivent s'adapter aux contraintes économiques". Propos rebattu, banalisé, à gauche comme à droite, dont on finit par admettre l'évidence, à force d'être asséné. Un bel exemple de triomphe de la pensée unique, servie par une propagande bien huilée.
Et pourquoi n'entend-on (presque) jamais : "Les pratiques économiques doivent s'adapter aux contraintes sociales" ? Ce qui serait pourtant le seul discours sensé, au regard du rôle premier de l'économie, qui est de servir efficacement le développement, le bien-être, et le progrès social, et non l'inverse.
Non, il ne m'a pas échappé que nous vivons dans une économie mondialisée, oui, je sais que les marges de manoeuvre sont restreintes... etc. Est-ce une raison pour se démettre de ce qui fait le coeur même du politique, à savoir replacer l'action dans la perspective des objectifs fondamentaux à atteindre, et construire une échelle de priorités qui ne marche pas sur la tête ?
Au fond, c'est très grave le renoncement et la paresse intellectuelle qui se cachent derrière ce genre de propos. Et si on faisait un effort pour essayer de penser autrement ?
06/10/2007De la pénibilité du métier de parlementaire
C'est dit, c'est presque fait, les régimes spéciaux de retraite seront supprimés d'ici la fin de l'année. A quelques rares exception près : les mineurs (encore heureux), les marins (c'est bien la moindre des choses) , les députés et les sénateurs (hein ? quoi ? j'ai mal lu ?).
Ben non, j'ai bien lu...
Cette annonce m'a plongé dans un abîme de perplexité. En quoi la pénibilité du métier de parlementaire rejoint-elle celle des forçats des profondeurs ou des galériens de haute mer ? Seule explication possible à mes yeux : à force de se prosterner devant Sa Majesté Kaiser Sözy et ses sbires gouvernementaux, la plupart de nos parlementaires est victime d'une maladie professionnelle grave, douloureuse, et lourdement handicapante : le lumbago chronique. Cela mérite bien un traitement de faveur. CQFD.
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