J'écoute : Les sonates de Scarlatti jouées par Scott Ross
Je regarde : Les nuages qui jouent aux autos-tamponneuses
Je lis : Les bienveillantes
Je cite : J'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre (Blaise Pascal).
Je pense : même la nuit
Je rêve : de pays lointains
(mis à jour mardi 16 septembre 2008 à 15:31)

25/01/2008

25/01/08 - 21:14

Chic ! Les jours rallongent.




21/01/2008

21/01/08 - 19:58

De l'utilité de la recherche fondamentale


« Pourquoi faire des mathématiques ? Parce que les mathématiques, ça sert à faire de la physique. La physique, ça sert à faire des frigidaires. Les frigidaires ça sert à y mettre des langoustes, et les langoustes, ça sert aux mathématiciens, qui les mangent et sont alors dans de bonnes dispositions pour faire des mathématiques, qui servent à la physique, qui sert à faire des frigidaires qui... »

Laurent Schwartz
Professeur à l'Ecole Polytechnique

19/01/2008

19/01/08 - 14:46

A la mémoire de...


L'autre jour, déambulant sans but précis derrière Montmartre, mes pas m'ont conduit par hasard rue des Cloÿs. Rue des Cloÿs. C'est dans cette rue qu'il a vécu, un temps, et c'est non loin de là qu'il est mort, il y a 20 ans, quasiment jour pour jour. Coïncidence(s). Quelle chose dérangeante que le hasard.

Il y a longtemps, nous nous sommes aimés. Fort. Cela n'a duré que quelques semaines, mais ce fut assez intense pour qu'il y ait un avant et un après, assez robuste pour que nous demeurions des amis très proches, de cette sorte d'amitié unique, enrichie et troublée par l'intimité secrète qui la parcourt. Le jour de mon départ pour les Etats-Unis, c'est lui qui m'a accompagné à l'aéroport. Je ne pouvais pas me douter que c'était la dernière fois que nous nous voyions. Lui non plus ne savait pas. Il ne savait pas sa maladie, il ne savait pas que tout irait si vite.

Par la magie du souvenir et de l'écriture, je peux rassembler aujourd'hui les morceaux du puzzle qui nous a unis, et lui insuffler à nouveau un peu de vie.

Un portrait



Quelques mots griffonnés sur une carte postale, écriture à la fois nette et imprévisible



Un été ensemble à Lisbonne



L'inimitable chuintement de l'accent brésilien, irrésistible de sensualité
Une cassette de ses chansons préférées



La feijoada qu'il préparait pour ses amis, un truc dingue et délicieux dont on mettait une apres-midi à se remettre



Et le goût de fraise de ses baisers






A Francisco,
A tous ceux qui sont partis trop tôt,

Tant qu'il y aura de la mémoire il y aura de la vie.

12/01/2008

12/01/08 - 10:40

Flexicurité mon cul.


Les syndicats et le patronat ont abouti cette nuit à un projet d'accord sur la "modernisation'" du marché du travail (à propos de modernisation, voir [www]). Cet accord a pour objectif - dixit France Inter - de "permettre plus de flexibilité pour les entreprises et plus de sécurité pour les employés".

Côté flexibilité :
- nouveau contrat de travail en CDD pour missions spécifiques, pouvant aller jusqu'à 3 ans
- allongement de la période d'essai à 4 mois, voire 8 mois pour les cadres
- possibilité de licenciement "à l'amiable"

Côté sécurité :
- les salariés licenciés pourront conserver les mêmes droits.

Cherchez l'erreur...

Le MEDEF se réjouit que cet accord soit susceptible d'instaurer une véritable "flexicurité" à la Française.
Ben voyons...

07/01/2008

07/01/08 - 17:40

www.corailtéoz.com


Les trains sont des endroits privilégiés pour faire des rencontres, c'est bien connu.

Donc, dans le train, je suis assis non loin d'un jeune et fringant papa, voyageant seul avec une fillette brune, toute mignonne, 8 ans, 10 ans tout au plus. (Ah, ah, cher lecteur, je devine ton petit sourire en coin, eh bien ce n'est pas du tout ce que tu imagines, attends la suite).

Deux rangs plus loin, une non moins jolie maman, à peine plus âgée mais tout aussi fringante, couve des yeux une autre fillette, la même que la première, mais en blonde.

Et voilà que Morgane (la brune) aperçoit la console de jeu de Chloé (la blonde). « Papa, regarde ! Elle a la même Nintendo que moi, y'a que la couleur qui n'est pas pareille ! » Et comme ce n'est pas ce genre de détail qui va l'arrêter, elle demande à papa (consentant) si elle peut aller jouer avec sa voisine.

Moi qui croyais que les consoles de jeux étaient uniquement réservées aux plaisirs solitaires, je découvre ébahi qu’on peut s’amuser ensemble, chacun avec sa petite boîte. Par exemple que le personnage de Chloé peut se matérialiser sur l'écran à côté de celui de Morgane, et l'aider à trouver la sortie d'un labyrinthe hanté, truffé d'oubliettes, infesté de serpents et de monstres pervers qui dévorent tout ce qui passent à leur portée (surtout les petites filles). Ou encore que le chien virtuel de Morgane peut traverser comme par magie l'espace intersidéral pour rendre visite à celui de Chloé sur son écran interactif.

De fil en aiguille, Morgane et Chloé sympathisent, et se racontent leur vie bien remplie de petites filles, leurs vacances, leurs chansons préférées, leurs maîtresses d'école, leurs copines, sous le regard bienveillant et attendri de leurs père et mère respectifs. Mais les trains sont faits pour arriver quelque part, et Morgane et Chloé sont toutes dépitées de devoir se quitter déjà, alors qu'elles sont en passe de devenir les meilleures amies du monde. Compatissants, les papa et maman décident d'échanger leurs numéros de téléphone pour que les petites puissent se revoir. Ca tombe bien, ils n'habitent pas très loin les uns des autres.

Et moi, avec mon coeur de midinette, il me plait d'imaginer que ce voyage fut le prélude à une belle histoire d'amour entre le papa de Morgane et la maman de Chloé. D'ailleurs, sur le quai, en les regardant s'éloigner tous les quatre, et sortir doucement de mon existence, je me suis dit qu'ils pourraient former une parfaite famille recomposée.

03/01/2008