J'écoute : Les sonates de Scarlatti jouées par Scott Ross
Je regarde : Les nuages qui jouent aux autos-tamponneuses
Je lis : Les bienveillantes
Je cite : J'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre (Blaise Pascal).
Je pense : même la nuit
Je rêve : de pays lointains
(mis à jour mardi 16 septembre 2008 à 15:31)

29/02/2008

29/02/08 - 07:40

Spéciale dédicace à Hercule




24/02/2008

24/02/08 - 20:58

The Far Side


J'ai fait un peu de rangement aujourd'hui

23/02/2008

23/02/08 - 16:00

No country for old men



Un brave type naïf et sympathique qui par hasard s'approprie le magot, un tueur psychopathe dont on ne peut que redouter de croiser la route, un vieux sherif revenu de tout, sur fond d'images superbes et envoûtantes du désert texan, voilà les ingrédients sélectionnés par les frères Coen pour leur dernier thriller-coktail. Comme d'habitude chez eux, c'est dérangeant, c'est violent, mais sans complaisance gratuite. Ils y distillent un regard désabusé, nostalgique, un peu moraliste peut-être, sur une société ayant perdu ses repères et vendu son âme à l'individualisme et au dieu dollar.

Au final un spectacle efficace et prenant, même s'il reste assez classique dans sa construction. Peu m'importe que ce ne soit pas le plus original de leur film, comme ont pu le dire les inconditionnels de "Fargo", j'ai marché, et j'ai passé un bon moment. Allez voir, vous me direz...



Terrifiant Javier Bardem – on n'a pas vraiment envie de le rencontrer en rentrant chez soi.

13/02/2008

13/02/08 - 18:14

Ze Big Apple


Allez, quelques unes en vrac, pour finir











Et une petite dernière pour la route



(Je peux vous dire qu'il faisait un froid de gueux, là haut, ce jour là)

12/02/2008

12/02/08 - 07:13

MoMA je t'aime


C'est quand même chouette les musées où l'on peut prendre des photos













Et la dernière, classée X

09/02/2008

09/02/08 - 07:24

Pas vu pas pris


Long Beach, CA

L'envie m'est venue d'aller voir le port d'un peu plus près, juste pour le plaisir de flâner le long des quais sales et huileux, d'admirer le ballet des grues qui déchargent les gros cargos ventrus, de traîner entre les empilements de containers, dans cette ambiance destroy et post-cataclysmique si particulière aux grands ports de commerce. Seulement voilà, l'entrée du port est barrée par un cerbère, un grand colosse black, certes avenant, souriant de toutes ses dents, mais colosse quand même. Je lui demande donc (très poliment) l'autorisation de faire une petite ballade le long de la mer pour prendre l'air et accessoirement quelques photos. Déjà la seule idée de faire de la marche à pied a du lui sembler incongrue, dans ce pays où tout est fait pour décourager les bipèdes de bipéder (pas de commentaire graveleux, SVP).

En tout cas il me répond, fort aimablement : "I'm sorry, man, you cannot enter here, but on the other side of the pier it's free to walk along, look at the boats and the cranes and so on. But remember, in all this area it’s forbidden to take pictures, because of terrorists and all that stuff. For sure, my friend, I know you ain't one of them, but if I see you using your camera, I'll have to call the police, and the cops will come and pick you up, that's it. So if I were you, I wouldn’t like to get into trouble, and I wouldn’t do that”.

Même si son petit discours était débité sur un ton on ne peut plus chaleureux, presque avec sympathie, j'ai bien senti qu'au fond, ça rigolait pas et que ce n'étaient pas que des menaces en l'air… Alors j'ai prudemment rangé mon appareil photo devant lui, avant de faire demi-tour pour me rendre à l'endroit indiqué. Une fois sur place je n'ai pas pu m'empêcher de voler quelques clichés, discrètement bien sûr.









Les flics ne m'ont pas pincé, en tout cas je suis toujours là et j'ai échappé à Guantanamo.

Allez, circulez, y'a rien à voir.

08/02/2008

08/02/08 - 05:54



Repentez-vous, misérables pécheurs !
Couvrez-vous la tête de cendre et changez de vie, pendant qu'il est encore temps...

05/02/2008

05/02/08 - 04:26

Vol au dessus de l’hiver boréal


En avion, je suis comme un gosse. A l’embarquement, je me pointe deux heures à l’avance pour m’assurer d’avoir un siège côté hublot, si possible à l’arrière des ailes, là où la vue est bien dégagée. Et quand par malchance il n’y en a plus, je suis prêt à tout pour satisfaire mon caprice : faire l’idiot en m’installant à une place qui n’est pas la mienne, supplier un autre passager de me céder son siège, m’abaisser jusqu’à l’humiliation devant les stewards et les hôtesses pour qu’ils usent de leur pouvoir discrétionnaire. En général j’arrive à mes fins.

Et tandis que les uns somnolent en cuvant leur champagne, que les autres trompent leur ennui en regardant vaguement Shrek 4, ou s’excitent sur les jeux vidéos, moi je reste éveillé, scotché à mon hublot, les yeux écarquillés, scrutant l'improbable paysage qui se déroule sous mes pieds, escaladant les montagnes, remontant les rivières, réveillant les villages assoupis, guidant les bateaux à bon port, ou faisant du trampoline sur le tapis ouaté des cumulus qui sèchent au soleil levant. Ma curiosité est en éveil comme si j’étais en orbite autour de la planète Mars.

Parfois tout est noyé dans la brume ou dans la nuit, et la fête est gâchée, je n’ai plus qu’à retourner à ma lecture ou à mon MP3. Mais il y a des jours où l’explorateur qui sommeille en moi est vraiment récompensé.















01/02/2008

01/02/08 - 21:20

Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour.

(Jean Cocteau)

Rectificatif : la citation originale est de Pierre Reverdy, et non de Jean Cocteau (merci Prouf24)
Mea Culpa...