J'écoute : Les sonates de Scarlatti jouées par Scott Ross
Je regarde : Les nuages qui jouent aux autos-tamponneuses
Je lis : Les bienveillantes
Je cite : J'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre (Blaise Pascal).
Je pense : même la nuit
Je rêve : de pays lointains
(mis à jour mardi 16 septembre 2008 à 15:31)

31/05/2008

31/05/08 - 14:45

Cosi fan tutte tutti


Hier soir sur Mezzo, diffusion de l'enregistrement de Cosi à Glyndebourne, en 2006.

J'ai regardé et écouté avec gourmandise cette œuvre, une de mes préférées du répertoire lyrique. Au delà du marivaudage banal (par défi, par orgueil, deux jeunes hommes se déguisent pour tenter de séduire la fiancée de l'autre), se met en place un jeu ambigu et cruel dont personne ne sort indemne. Manipulés par un philosophe revenu de tout et une servante délurée, ces jeunes couples ingénus se retrouvent pris à leur propre piège, qui met à mal leurs certitudes et leur illusions amoureuses. Surpris par la fragilité de leurs propres sentiments, il ne leur reste plus qu'à apprende à aimer l'autre tel qu'il (elle) est.

Le livret est porté avec beaucoup de justesse par une musique enjouée, tour à tour légère, espiègle, déstabilisante, attendrissante, mais jamais mièvre. Mozart a poussé l'ambiguité (la perversité ?) jusqu'à assortir les tessitures des couples "illégitimes".

Belles interprétations dans cette version, j'ai trouvé, surtout les hommes (Ah, Topi Lehtipuu dans "un'aura amorosa" !). Dommage que la direction d'orchestre par Ivan Fischer soit un peu pesante.

Cela dit, mon meilleur souvenir de Cosi reste une représentation au théatre des Amandiers à Nanterre, il y a plus de dix ans, dans une production du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles. Les interprètes étaient particulièrement jeunes et leur voix, sans doute moins rondes que celles de leurs aînés, rendaient avec beaucoup de crédibilité la fraîcheur de leurs sentiments et la naïveté de leur enthousiasme.

Allez, quelques extraits pour la route :












25/05/2008

25/05/08 - 13:39

C'est grave, docteur ?


En début de semaine, c'était juste une petite gêne, un tiraillement apparemment sans gravité.
Mercredi, ça grince dans l'articulation, des "grouiiiik, grouiiiik" de plus en plus insistants se font entendre.
Vendredi, blocage complet, plus moyen d'avancer. J'ai bien cru que je n'arriverai pas jusque chez moi.
Ca ne pouvait pas durer. Il fallait faire quelque chose.

25/05/08 - 11:24

Wallace and Gromit forever.




Ils me feront toujours rire.
Bon dimanche à tous.

(et en plus la petite musiquette va vous poursuivre toute la journée. Traaa...lalalaaa...lalalèreuu...)

23/05/2008

23/05/08 - 23:28

Où est-ce ?




L'étroitesse d'esprit nous guette à chaque coin de rue.

12/05/2008

12/05/08 - 19:21

Saints de glace




Bonne fête à tous les Mamerts, à tous les Pancraces et à tous les Servais.

10/05/2008

10/05/08 - 17:14

Promenade


On pourrait légitimement nourrir un certain scepticisme à l'idée d'aller admirer ces immenses stèles d'acier, dressés verticalement mais pas tout à fait, alignées sans l'être vraiment.

Et pourtant cette œuvre monumentale n'est pas la simple juxtaposition de cinq parallélépipèdes de 17m de hauteur, 14 cm d'épaisseur et 75 tonnes chacun.

Déconcertant ? A priori seulement. Ce n'est pas par simple caprice de l'artiste que l'exposition s'intitule "Promenade". C'est en parcourant en tous sens l'immense nef lumineuse, en multipliant les points de vue, en cherchant d'impossibles alignements, que les murailles sombres petit à petit s'animent, se déforment, se répondent, créent autant de sculptures différentes qu'il a de perpectives possibles. C'est parce qu'on est - au sens propre - à l'intérieur de l'œuvre qu'elle devient vivante.

Il y a la matière, brute de laminage, rugueuse, accrochant la lumière, en écho à la structure du bâtiment et à la transparence de la voûte.

Et il y a les grappes de visiteurs, étonnés, curieux, défiant du regard ou du toucher l'énorme masse prête à les écraser.

Un paysage changeant qui donne lui aussi du sens à l'exposition.














Richard Serra au Grand Palais – du 7 mai au 15 juin

10/05/08 - 17:08

Citation (2)


« Les protéines SM peuvent former soit des homohexamères, soit des hétéroheptamères »