J'écoute : Les sonates de Scarlatti jouées par Scott Ross
Je regarde : Les nuages qui jouent aux autos-tamponneuses
Je lis : Les bienveillantes
Je cite : J'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre (Blaise Pascal).
Je pense : même la nuit
Je rêve : de pays lointains
(mis à jour mardi 16 septembre 2008 à 15:31)

31/08/2008

31/08/08 - 10:16

Rentrée


Il en va des souvenirs de vacances comme des fruits d'été. A la belle saison, on aime à les ramasser, à les engranger, à les mettre en boîte ou en bocal, avant de les ranger soigneusement sur les étagères de notre mémoire. Un jour, au creux de l'hiver, quand ils seront bien confits dans leur jus, on les tirera de leur oubli pour les déguster seul ou les partager avec des proches, pour retrouver un peu de leur saveur et de leur parfum, en sachant bien que rien ne pourra jamais égaler la fraîcheur et l'éclat du fruit juste cueilli.


Avant                             Après




Ah, l'amûûûûûr, même en confiture, même longtemps après, on s'en délecte encore.

17/08/2008

17/08/08 - 19:32

Piste de l'Ourcq








Ballade paisible et rafraichissante à seulement 20 kms du centre de Paris.

16/08/2008

16/08/08 - 13:16

Across the universe




Ca me fait toujours autant planer...




14/08/2008

14/08/08 - 12:35

Heureux qui, comme Ulysse...




Ce que je trouve fascinant à Rome, c'est le chaos apparent qui règne en maître sur l'architecture urbaine. La moindre façade d'immeuble est un formidable livre d'histoire, les strates de trois millénaires s'y chevauchent à en donner le tournis. Et cependant, en y regardant de plus près, tout est agencé selon un ordre précis et minutieux, qu'on ne saurait modifier sans provoquer des catastrophes : ce fût de colonne antique est parfait pour soutenir le linteau de ce palais renaissance ; et sans ses imposantes fondations en brique datant de l'époque impériale, cette église n'aurait sans doute pas survécu à on ne sait combien de remaniements.

Pour un peu, on croiserait les fantômes échappés d'un glorieux passé dans les petites ruelles autour du Panthéon. Cet homme barbu, au traits burinés, qui propose avec gouaille les services de sa calèche aux touristes fortunés, n'était-il pas conducteur de char dans une autre vie ? Et ces jeunes choupinous bronzés, musclés et rigolards, on jurerait des gladiateurs se rendant au Colisée pour l'entraînement…

Ainsi va le théâtre romain ; certes les pétarades des vespas ont remplacé le vacarme des charrettes à cheval, mais les cabaretiers et les marchands de rue vocifèrent comme jadis pour faire venir à eux les visiteurs, hébétés par l'exubérance désordonnée de cette ville aux mille visages.

Heureusement, il y a le bruissement du vent à travers les cyprès du Palatin et la glace à la figue de l'excellent glacier de la place Farnèse pour se remettre de ce tourbillon d'émotions.


11/08/2008

10/08/2008